Jour 1
Après un échauffement de 10km je commence doucement mon ascension vers Tansen. Je pars de 150m d'altitude pour arriver à 1200 à Tansen. Je remonte le cours de la rivière Tinaau. Pendant la saison des moussons les paysages doivent être tout simplement magnifiques. Ma route est en très bon état si on laisse de côté les quelques passages qui ressemblent au documentaire sur la Route de la Mort.
Après 25km je ne suis pas aussi haut que ça. Cela ne présage rien de bon pour les 17km restants. La pente s'enraidit mais je maintiens un bon rythme de pédalage. Les lacets s'enchaînent et Günther traîne péniblement sa carcasses d'acier. Les 11 derniers kilomètres sont de folie, les gens me regardent, étonnés et amusés de voir un vélo ici.
J'arrive finalement à Tansen, ville touristique, et je négocie vite fait ma chambre dans la première maison d'hôte. J'ai même droit à une douche chaude, la première depuis bien longtemps; je ne compte pas les seaux d'eau chaude.
Quand la visibilité est bonne, une colline pas loin de la ville propose un panorama sur les hauts Himalayas. Malheureusement je n'ai pas de chance et je sors plutôt faire un tour dans la ville. Je tombe sur un match de foot. Ils ont utilisé le seul endroit plat pour le stade, juste à côté de ce qui me semble être la mairie. Tiges de bambou et cordelettes séparent les tifosis du terrain; un plan vigipirate à la népalaise. Sur le terrain quelques touffes d'herbe asséchée et les bosses rendent le jeu très difficile pour le joueurs mais amusant pour le public. J'assiste à 2 buts, un pour chaque équipe et je m'en vais à la mi-temps.
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| Tinaau |
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| La route de l'extrême |
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| La mairie |
Jour 2
De Tansen pour reprendre la route principale il y a 2 possibilités. Soit on fait le même chemin que à l'aller, le chemin long mais pratique, soit on coupe par la montagne sur une future route, actuellement de terre et de pierres. Je choisis la deuxième option et "aidé" par le locaux je parcours 8km sur la route en construction. La journée commence bien, 25km de descente rapide mais contrôlable. Les paysages défilent plus spectaculaires que jamais. Bon, la descente c'est bien mais je ne suis pas venu ici pour descendre. Je veux de la montée, de la vraie. Elle m'est servie comme souhaité, 10km avec des pourcentages à deux chiffres. La suite c'est un enchaînement de hauts et de bas pour arriver à Waling, la ville étape.
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| Kali Gandaki |
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| Paysage montagneux |
Jour 3
Comme hier, la matinée commence avec une descente cette fois de 10km mais frigorifique. Le soleil tarde à se montrer mais le dénivelé positif qui suit me réchauffe. J'approche Pokhara, la grande ville touristique du coin. Les 10 derniers kilomètres, c'est un super slalom géant. La piste n'est pas parfaite et je me fais quelques frayeurs à cause des trous cachés derrière les virages. J'ai peur plus pour Günther, car je ne suis pas encore prêt pour changer des rayons cassés.
La ville est infestée d'hôtels, je n'en ai jamais vu autant. Il y en a pour tous les goûts et budgets. Dès l'entrée dans la ville, un gars en moto m'invite dans sa maison d'hôte. Propreté nickel, emplacement central et prix imbattable, il ne me laisse même pas négocier.
Je viens d'apprendre que jusqu'à Katmandou je ne depasserai jamais les 1500m d'altitude. Moi qui pensais défier l'Himalaya, je suis déçu. Je ne quitterai pas le Népal avant d'avoir franchi la barrière des 3000m.
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| Un hôtel ? |
Jour 4
Journée dédiée à la visite de Pokhara. Mon hôte me dit que la saison touristique est mauvaise à cause du tremblement de terre de l'année dernière et les problèmes économiques du pays, notamment avec le carburant. D'ailleurs une bonne nouvelle fait la une des journaux, une importante livraison d'essence vient d'arriver du côté indien.
La ville en elle-même n'a rien de spécial, c'est son emplacement qui la rend célèbre. Les affaires tournent autour de 2 activités : la randonnée (à pied ou à vélo) et le parapente. L'endroit le plus célèbre est le village Sarangkot. Avec son altitude il propose un panorama sur la haute montagne himalayenne Annapurna, dont un des sommets culmine à plus de 8000m. C'est également un parfait spot pour les amateurs de parapente.
Même si la visibilité n'est pas parfaite je me lance dans une ascension de 5km avec un dénivelé de 600m. Sur certains passages la pente est trop raide mais je résiste; par contre vers la fin le goudron disparaît et les 10% sont insurmontables pour moi et Günther - je pousse. Au bout du fil une vue splendide accompagnée des cris d'excitation des chinoises en parapente.
Un extrait de Wikipédia concernant l'Annapurna :
"Sur la base des chiffres arrêtés à mars 2012, c'est à la fois le « 8 000 » ayant été conquis le moins de fois — 191 ascensions réussies contre 5 656 à l'Everest — et le plus dangereux de tous avec le plus fort taux de mortalité — 32 % contre 26 % au K2 et 4 % à l'Everest,..."
La descente est éprouvante pour les freins. Une fois en ville je fais une longue balade aux bords du lac Fewa.
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| Un cycliste fatigué |
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| Annapurna |
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| Annapurna |
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| Des oiseaux - parapentes |
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| Le lac Fewa |
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| Le lac Fewa |
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| Tansen |
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| Foot népalais |
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| Au stade |
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| Village perché |
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| Günther et les sommets |
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| Annapurna |
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| Au lac Fewa |
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